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Thomas Carrier-Lafleur, « « Le contraire de l’espace ». La place de la littérature chez Blanchot, Céline et Foucault », Word and Text, vol. 5 / 1-2, 2015, p. 107‑122.

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Le présent article n’est pas une étude comparée des œuvres de Blanchot, de Céline et de Foucault. Notre ambition est beaucoup plus ciblée : ce que nous aimerions expérimenter, à travers une série d’analyses et de remarques, c’est la place qu’occupe la littérature dans ces œuvres qui, même si elles ne se ressemblent pas, sont pourtant essentiellement analogues, car elles travaillent toutes trois le thème du dehors, inséparable du nom de Blanchot. Dans ces trois projets, la littérature est investie d’une tâche semblable, celle qui consiste à arpenter les lieux de la pensée propre au vingtième siècle. Or ces explorations ont pour effet de déplacer le noyau dur de l’ordre, des discours et du savoir, au profit de nouveaux espaces décentrés, ceux-là mêmes dans lesquels la parole littéraire trouve son berceau. Lieux atopiques, Thomas l’Obscur, Voyage au bout de la nuit et Les Mots et les choses dessinent la carte négative des expériences de l’ordre à l’ère de la modernité.

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