Circulation des contenus

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Aujourd'hui, les textes circulent à l’intérieur des « communautés virtuelles » d’écrivains et de savants. Les relations et les interactions qui se tissent entre les membres de ces communautés sont devenues un moyen de circulation fondamental des contenus, dont la visibilité dépend de plus en plus de la mobilisation des communautés en ligne d'écrivains ou de chercheurs. Cet axe a pour objectif d’examiner spécifiquement la restructuration des formes de sociabilité à l’ère du numérique, et de relier le discours sur la communauté virtuelle aux études sur les communautés littéraires et/ou scientifiques.

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Fabrice Marcoux, « Le livrel et le format ePub », in Marcello Vitali-Rosati, Michael E. Sinatra, (éds.). Pratiques de l’édition numérique, éds. Marcello Vitali-Rosati et Michael E. Sinatra, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2014, (« Parcours numérique »), p. 177‑189.

Il ne serait pas possible de tracer un panorama complet des enjeux de l’édition numérique sans parler des formats qui tentent de reproduire le mode typique de circulation des contenus papier — le livre — en l’adaptant au support numérique. C’est ce que l’on appelle « livre électronique » ou « livrel » (eBook en anglais). Il ne faut pas confondre le livre électronique avec la liseuse qui est le support de lecture. Le livre électronique est un fichier, formaté selon des standards déterminés. Bien évidemment, ces formats ne sont pas stables et changent très rapidement. Aujourd’hui, le standard ouvert de référence est l’ePub. Ce chapitre essaie d’en donner une description.

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Michael E. Sinatra et Marcello Vitali-Rosati, « Introduction », in Michael E. Sinatra, Marcello Vitali Rosati, (éds.). Pratiques de l’édition numérique, éds. Michael E. Sinatra et Marcello Vitali Rosati, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2014, (« Parcours Numériques »), p. 7‑11.

Ce que nous sommes, en tant qu’êtres humains et en tant que sociétés, est profondément façonné par les formes de production et de circulation du savoir : comprendre ces formes, être capable de les analyser et d’en repérer les enjeux, n’est pas qu’une question de compétences techniques ou disciplinaires, c’est en fait la clé pour avoir une prise sur notre monde. Le numérique a engendré une transformation profonde des modèles de production et de circulation des contenus que nous connaissons depuis le XVIIIe siècle. Le web, en particulier, a déterminé un bouleversement majeur du sens même des contenus : nous étions dans une économie de la rareté, nous sommes aujourd’hui dans une surabondance d’informations. [...]

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« Introduction », in Jean-Marc Larrue, Giusy Pisano, (éds.). Les archives de la mise en scène: hypermédialités du théâtre, éds. Jean-Marc Larrue et Giusy Pisano, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2014, (« Arts du spectacle. Images et sons »), p. 9‑21.

Le concept de « liveness » - ce qui est « live » - recouvre traditionnellement les notions de direct, d'immédiatet, de présence et de coprésence physiques dans le même espace (de l'émetteur et du récepteur), de vivant. Mais pour Auslander, le « live » peut aussi intégrer le « reproduit », le différé, donc le médiatisé, et il donne de cela l'exemple de la télévision - on pourrait ajouter celui de la radio - qui mise, comme le théâtre et contrairement au cinéma, sur son lien immédiat, en temps réel, avec ses auditeurs-spectateurs. [...]

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Pratiques de l’édition numérique, éds. Michael E. Sinatra et Marcello Vitali-Rosati, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 2014, 219 p., (« Parcours Numériques »).

L’apparition du numérique a entraîné ces dernières années une transformation profonde des modèles de production et de circulation des livres, qui ont peu changé depuis le XVIIIe siècle. Le web, en particulier, a provoqué une remise en question du sens même du partage des connaissances : d’une économie de la rareté, nous sommes passés à la surabondance. Auparavant, une poignée d’institutions centralisatrices, privées et publiques, étaient garantes du choix, de l’évaluation et de la distribution des contenus ; aujourd’hui, il n’y a plus de systèmes de légitimation, ou alors ils sont déstructurés. Après avoir fait le constat de la crise de ces modèles et de la difficulté d’en proposer de nouveaux, ce livre présente les enjeux et les défis complexes du nouveau monde de l’édition numérique.

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Marcello Vitali-Rosati, « Quelles actions sur le web ? », in Gilles Rouet, (éd.). Usages de l’Internet, éducation et culture, éd. Gilles Rouet, Paris, L’Harmattan, 2013, (« Local et global »), p. 17‑25.

Le web est un espace d'action. Cette affirmation pose tout de suite une série de questions : en premier lieu, quelles sont les actions sur le web? On pourrait, en effet, être tenté de considérer le web comme un simple outil de communication : le web serait un média comme la radio, les journaux ou la télévision, mais un peu plus complexe techniquement et, en plus, caractérisé par le fait que la communication est bidirectionnelle - à savoir, chaque récepteur est aussi un émetteur. [...]

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Marcello Vitali-Rosati, « CLASSER CALCULER », Sens-Public, mai 2012.

Un rêve, plus ou moins explicite, hante nos esprits depuis plusieurs millénaires. On le retrouve ci et là dans les listes égyptiennes, dans les catalogues aristotéliciens, dans le règles mnémotechniques des néoplatoniciens florentins de la renaissance, dans les constructions mathématiques de Leibniz, dans les affirmations des grands noms du web : le monde est constitué d’une masse énorme d’informations, dont la connaissance et l’exploitation permettrait la maîtrise quasi-totale. Il serait alors possible de tout savoir, de tout prévoir, de tout faire. Mais deux limites, proprement humaines, empêchent la détention et l’exploitation de cette globalité d’informations : l’accessibilité et la calculabilité.

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Mark Bieber, Teresa Dobson, Lindsay Doll[et al.], « Drilling for Papers in INKE », Scholarly and Research Communication, vol. 3 / 1, mars 2012.

In this article, we discuss the first year research plan for the INKE interface design team, which focuses on a prototype for chaining. Interpretable as a subclass of Unsworths scholarly primitive of discovering, chaining is the process of beginning with an exemplary article, then finding the articles that it cites, the articles they cite, and so on until the reader begins to get a feel for the terrain. The chaining strategy is of particular utility for scholars working in new areas, either through doing background work for interdisciplinary interests or else by pursuing a subtopic in a domain that generates a paper storm of publications every year. In our prototype project, we plan to produce a system that accepts a seed article, tunnels through a number of levels of citation, and generates a summary report listing the most frequent authors and articles. One of the innovative features of this prototype is its use of the experimental oil and water interface effect, which uses text animation to provide the user with a sense of the underlying process.

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Marcello Vitali-Rosati, « Le train est l’ancêtre d’Internet », Institut national audiovisuel, 2012.

Nous sommes fascinés par le train et le cinéma, fascination provoquée parce tous les deux donnent l’impression du mouvement réel, un mouvement technique qu’on est capable de gérer : lorsqu’on regarde un film, on peut toujours faire un arrêt sur image. L’approche philosophique nous permet aussi de relier Internet dans ce mouvement qui va du train au cinéma. Le Web est un flux de données, ses contenus ne sont jamais stables à l’opposé des contenus des autres médias. Et ce qui nous passionne dans le numérique et fait la force d’Internet, c’est qu’il nous donne l’illusion du réel et que nous pouvons facilement le gérer. Cela pose le problème de la mission de créer des archives du Web, qui peut sembler irréaliste tant le matériel concerné est vaste et non structuré : ne serait-ce pas trahir ce mouvement perpétuel ? Ou alors, on peut considérer que le Web est une trahison du continu du réel et les archives la structure la plus appropriée pour appréhender ce nouveau média…

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Marcello Vitali-Rosati, « L’ambiguïté politique d'Internet. Lecture de « La démocratie Internet : Promesses et limites » de Dominique Cardon », Sens Public, juin 2011.

Dans son dernier livre, Dominique Cardon analyse de quelle manière Internet change les structures de la démocratie participative. Internet ne favorise pas une vision politique plutôt qu’une autre, mais bien plutôt bouleverse les formes mêmes du politique. En clarifiant plusieurs aspects de l’Internet et en articulant une série complexe et hétérogène de pratiques nouvelles, l’auteur prend ainsi en compte la valeur procédurale des pratiques liées à Internet pour comprendre comment les usages ont déterminé des nouvelles formes de participation.

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Teresa Dobson, Michael E. Sinatra, Stan Ruecker[et al.], « Citation Rhetoric Examined », Proceedings of the 2010 Digital Humanities Conference, 2010, p. 7‑10.

In his influential monograph «The Rhetoric of Citation Systems», Connors (1999) elaborates on the principle that scholars working with different forms of citation find themselves thinking differently, since the citation format has natural consequences in the way it interacts with the material in the practice of the writer.

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