Conjonctures médiatrices

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Crédit photo : Fabian Oefner, <i> Black Hole </i>
Crédit photo : Fabian Oefner, Black Hole

La conjoncture médiatrice est l’ensemble mouvant des circonstances, des forces, des éléments qui convergent au moment de l’action. La caractéristique de la conjoncture médiatrice est de ne pas être une structure, de ne jamais rester figée, de caractériser l’instant en tant que flux et d’être donc insaisissable. La conjoncture médiatrice est l’environnement de l’action et elle influence donc l’action, elle en est, on pourrait dire, le contexte et aussi le sens. La conjoncture médiatrice en tant qu’environnement réalise la médiation qui permet l’action, mais en même temps il n’y aurait pas de conjoncture médiatrice sans action car l’action en fait partie – la conjoncture médiatrice se meut avec l’action, elle est faite d’action.

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Réécrire la Transcanadienne à l'ère numérique

Comment penser l’espace à l’époque du numérique ? Ce projet a pour objectif d’explorer cette question en proposant des pistes de réflexion à la fois théoriques et pratiques. L'espace mythique de la Transcanadienne constituera tout autant le terrain d’étude que le terrain d’exploration de notre recherche.

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Jean-Marc Larrue, « Théâtralité, médialité et sociomédialité : Fondements et enjeux de l’intermédialité théâtrale », Theatre Research in Canada / Recherches Théâtrales Au Canada, vol. 32 / 2, 2011, p. 174‑206.

Née de l’avènement des technologies numériques, l’intermédialité recouvre des phénomènes aussi vieux que les plus vieux médias. Qu’on considère le théâtre comme un média ou qu’on lui reconnaisse des propriétés médiatiques, l’approche intermédiale renouvelle considérablement la compréhension que nous avons de sa nature et de sa conjoncture : ses rapports avec d’autres médias et d’autres pratiques, en particulier ceux et celles nés des technologies électriques puis numériques. La dynamique intermédiale repose autant sur le principe de remédiation tel que l’ont défini Bolter et Grusin que sur celui de reste et résidu—les médias rési-duels d’Acland. Mais un média peut aussi bloquer la logique remédiante quand des agents considèrent que cette remédiation va à l’encontre des intérêts ou de l’identité du média. C’est ce que nous appelons la résistance médiatique dont l’histoire récente du théâtre offre de nombreux exemples. Parmi eux, celui de la très lente pénétration des technologies de reproduction sonore sur les scènes et dans les processus de création. L’article suggère différentes hypothèses qui expliqueraient à la fois les causes, les modalités et les effets de cette résistance au théâtre au cours du Long Siècle (1880 à aujourd’hui), c’est-à-dire depuis la révolution électrique qui a vu, en même temps, naître la lampe à incandescence et le micro. Si la première a envahi toutes les scènes du théâtre occidental en moins de vingt ans, le second a été tenu à l’écart de la représentation pendant trois quarts de siècle.

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Jean-Marc Larrue, « Théâtre et intermédialité : une rencontre tardive », Intermédialités, 2008, p. 13‑29.

Si les études intermédiales, qui sont nées dans le sillon de la révolution numérique, n’ont pas vingt ans, les processus qu’elles contribuent à mettre au jour remontent bien au-delà de cette dernière vague technologique majeure, comme l’a clairement illustré Remediation: Understanding New Media, l’ouvrage-clé que Jay Davis Bolter et Richard Grusin publiaient en 2000.

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George Brown, Gerd Hauck et Jean-Marc Larrue, « “Mettre en scène” », Intermédialités, 2008, p. 9‑12.

Ce numéro d’Intermédialités marque un nouveau pas dans la pénétration de l’approche intermédiale dans le champ des études théâtrales. Bien qu’on relève l’influence grandissante de la pensée intermédiale chez des chercheurs et théoriciens du théâtre au cours des quinze dernières années, on note une réticence du monde du théâtre à adopter cette autre et nouvelle façon de percevoir et de concevoir sa pratique. Ce n’est qu’en 2006 que l’intermédialité fait une première incursion majeure et s’affiche dans ce terrain a priori peu hospitalier grâce à l’ouvrage Intermediality in Theatre and Performance, publié sous la direction de Freda Chapple et Chiel Kattenbelt. [...]

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