Thomas Carrier-Lafleur

Éditer le chapeau

Thomas Carrier-Lafleur est stagiaire postdoctoral Banting et chargé de cours à l’Université de Montréal. Il est notamment l’auteur de L’œil cinématographique de Proust (Classiques Garnier), Une Philosophie du « temps à l’état pur ». L’Autofiction chez Proust et Jutra (Vrin/Presses de l’Université Laval), et fait partie des comités de rédaction de Nouvelles Vues et Sens Public et est également membre du GRAFICS, de Figura, du regroupement Les Arts trompeurs, du CRIHN, de la Chaire de recherche du Canada en Études cinématographiques et médiatiques, de la Chaire de recherche du Canada en Écritures numériques et du partenariat international TECHNÈS. Ses recherches portent sur l’histoire littéraire des médias, les mythes de la littérature moderne, la production spatiale à l’ère du numérique et le cinéma québécois.

thomas.carrier-lafleur@umontreal.ca

/fr/Equipe/Thomas-Carrier-Lafleur

Livres

Articles

Chapitres de livres

Publications

Ajouter un articleEDIT EDIT EDIT EDIT EDIT

Thomas Carrier-Lafleur, « Regards de la modernité. Simulacre et négativité dans Les Carnets de Malte Laurids Brigge et On tourne », @nalyses, vol. 11 / 3, septembre 2016, p. 163‑182.

Cette étude entend proposer une lecture comparative de deux romans européens, chronologiquement et thématiquement voisins, que l’on associe au mouvement général du modernisme littéraire : Les Carnets de Malte Laurids Brigge (1910) de Rainer Maria Rilke et On tourne (1915) de Luigi Pirandello. Il s’agira essentiellement de montrer en quoi ces textes donnent à voir le monde moderne à travers une série d’images marginales, qui s’agencent et se modulent alors que les personnages du récit progressent vers leur inévitable fin. Plus particulièrement, en portant notre attention sur les représentations de la vie parisienne chez Rilke et du fonctionnement d’un grand studio de cinéma chez Pirandello, nous verrons comment ces romans tentent d’instaurer une critique interne du progrès et de ses avatars.

EDIT EDIT EDIT EDIT

Thomas Carrier-Lafleur, « Archéologies de soi et marges de la modernité. L’écriture de l’enfance dans Du côté de chez Swann et Mort à crédit », @nalyses, vol. 10 / 3, septembre 2015, p. 247‑275.

À partir des œuvres thématiquement et chronologiquement rapprochées que sont Du côté de chez Swann et Mort à crédit, le présent article tente de conjuguer la dimension autobiographique de l’écriture de l’enfance avec la découverte du monde moderne, que le roman orchestre alors même qu’il la met en crise. Le point de départ et le fil rouge de cette réflexion sont à trouver dans les théories littéraires de l’archéologie philosophique de Foucault, pour qui la littérature représente une redistribution des signes de la société ainsi qu’une marge dans laquelle l’ordre de l’histoire vient s’échouer et se redistribuer. Chez Proust comme chez Céline, la naïveté propre à l’enfance est réinvestie d’une primitivité critique qui permet une reprise réflexive de l’existence et de l’écriture.

EDIT

Thomas Carrier-Lafleur et David Bélanger, « Le café ou le néant. Enquête sur l’absurde dans le café romanesque français des années 1930-1950 », Implications philosophiques, juillet 2015.

À travers la thématique de la représentation littéraire du concept philosophique de l’absurde, ou, pour le dire autrement, le thème de la minceur de l’existence, le présent article souhaite faire la lumière sur un sujet majeur du roman moderne de la première moitié du vingtième siècle : celui des cafés. Comme nous l’apprend Roquentin dans La Nausée ou Sartre dans L’Être et le néant, le café est un lieu où l’existence se remarque, se pèse et s’étudie. C’est ainsi que nous nous intéresserons à l’opposition entre le café, lieu en apparence fixe et routinier, et la rue, pleine d’agitation et de renversements. C’est grâce à ce jeu entre le repos et la vitesse propre à la dialectique du café et de la rue que le roman est en mesure de réfléchir l’existence moderne et, par conséquent, la sienne. Cette enquête sera menée à travers la lecture de deux romans qui ont été choisis pour leur complémentarité temporelle et thématique : d’une part, Le Chiendent (1933) de Raymond Queneau et, d’autre part, Les Gommes (1953) d’Alain Robbe-Grillet.

Connexion