Érotisme et pornographie

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La philosophie dans le boudoir

La caractéristique fondamentale du numérique est de reconfigurer la structure de l’espace. Or cette reconfiguration est analogue à celle réalisée par la pornographie en tant que genre. Les sites X ont d'ailleurs été les premiers à investir l’espace numérique à partir du début des années 1990, devenant par conséquent les premiers à proposer des modèles économiques adaptés au fait numérique, et à résoudre des problèmes techniques — la compression des vidéos de haute qualité, par exemple. De fait, étudier l’analogie structurelle et formelle entre le porno en tant que genre et le numérique en tant qu’espace doit nous permettre de mieux comprendre les enjeux (politiques notamment) du fait numérique.

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Projets

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Projet Profil

D’abord conçus à des fins purement pratiques, les profils d'usager sont peu à peu devenus des espaces d’expression et d’écriture de soi inattendus. Ce projet vise à comprendre cette nouvelle structure profilaire, pour en mesurer les enjeux théoriques et esthétiques.

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Marcello Vitali-Rosati, « Pornspace », Medium, 2016, p. 307‑317.

Du pornographique au numérique : homologie normative dans deux espaces contraints. La pornographie subvertit les règles de notre « espace principal » : elle implique ainsi la production d’un espace autre, celui que Foucault appelait « hétérotopie ». Beatriz Preciado a déjà souligné cet aspect en proposant le terme de « pornotopie ». L’hétérotopie est un espace réel mais parallèle à « l’espace principal » où se déroule la majorité de la vie sociale. [...]

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Servanne Monjour, « Dibutade 2.0 : la « femme-auteur » à l’ère du numérique », Sens Public, septembre 2015.

Prenant le parti d’étudier la culture numérique émergente selon des rapports de continuité plutôt que de rupture, cet article envisage la question de l’auctorialité féminine sur le web au regard du mythe antique de Dibutade. Il semble en effet que Dibutade, en sa qualité de figure fondatrice de nombreuses pratiques artistiques, nous permet de porter un éclairage tout à fait intéressant sur la façon dont certaines bloggeuses affirment leur statut de femme auteur, jouant rôle majeur et moteur dans l’émergence et la reconnaissance d’une littérature numérique (conçue en ligne, publiée en ligne). Les analyses conduites dans cet article entendent souligner le potentiel esthétique de certaines pratiques d’écriture en ligne souvent ignorées par les études littéraires : les profils Facebook, les blogues érotiques voire pornographiques.

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Marcello Vitali-Rosati, « Les algorithmes de l’amour », MuseMedusa, 2014.

Les sites de rencontres – en anglais Online dating systems – ont, depuis plusieurs années, acquis une place centrale dans nos pratiques sociales. Comment analyser ce phénomène? Comment le comprendre? La question n’est pas tant de savoir si les sites de rencontres donnent ou non lieu à de «vraies» rencontres, mais plutôt sur quels types de valeurs ils se basent et quelles valeurs ils produisent. En d’autres mots, il est nécessaire d’essayer de comprendre l’idée d’amour telle qu’elle est proposée par ces services. Je me concentrerai ici sur les sites qui sont explicitement axés sur l’idée d’amour : l’objectif de ces plateformes est de rendre possible une rencontre à partir de laquelle pourra naître une relation amoureuse durable. Dans cet article j’essaierai de comprendre quelle conception de l’amour se cache derrière les règles des algorithmes de ces sites.

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Marcello Vitali-Rosati, « Voir l’invisible : Gygès et la pornographie Facebook », Sens Public, juin 2012.

Qu’est-ce qu’une identité virtuelle ? Quel est le rapport entre l’usager et son "profil" - par exemple son profil Facebook ? Et encore, qu’est-ce que l’espace du web et quel est son rapport avec l’espace où nous vivons ? Utilisant la notion foucauldienne d’hétérotopie, cet article cherche à ouvrir des pistes de recherches pour mieux comprendre les enjeux des identités numériques.

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Michael E. Sinatra, « Readings of homosexuality in Mary Shelley’s « Frankenstein » and four film adaptations », Gothic Studies, vol. 7 / 2, 2005, p. 185‑202.

This essay proposes to read one more time the issue of homosexuality in Mary Shelley's first novel, Frankenstein. In order to offer a new angle on the homosexual component of Victor Frankenstein's relationship with his creature when next teaching this most canonical Romantic novel, this essay considers Shelley's work alongside four film adaptations: James Whale's 1931 Frankenstein, Whale's 1935 The Bride of Frankenstein, Richard O'Brien's 1975 The Rocky Horror Picture Show, and Kenneth Branagh's 1994 Mary Shelley's Frankenstein. [...]

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Michael E. Sinatra, « Exploring gothic sexuality », Gothic Studies, vol. 7 / 2, 2005, p. 123‑126.

In his well-known analysis of the evolution of sexuality in society in Making Sexual History, Jeffrey Weeks comments that, following a series of major challenges throughout the twentieth century (ranging from Freud's work to the challenges of feminism and queer politics), 'sexuality becomes a source of meaning, of social and political placing, and of individual sense of self'. [...]

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Michael E. Sinatra, « Science, gender and otherness in Shelley’s Frankenstein and Kenneth Branagh's film adaptation », European Romantic Review, vol. 9 / 2, mars 1998, p. 253‑270.

Questions of gender and genre in Frankenstein remain complex issues for contemporary critics, in the novel itself as well as in its cinematographic adaptations, from John Whale's classic 1931 version to Kenneth Branagh's 1994 "Mary Shelley's Frankenstein." Though science seems to be the unifying principle behind the main story of the novel and the films, I will argue that Shelley incorporates science and sexual orientation within her novel in a way that differs significantly from the films, and especially from Branagh's version.

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