Éditer le chapeau

Nous vivons désormais dans un espace numérique. Cet espace est fait d'écriture. Nos identités sont de l'écriture - profils, entrées dans des bases de données, lignes de codes -, nos actions sont de l'écriture - à partir des clics jusqu'à l'achat d'un livre ou à la planification d'un voyage -, les objets qui nous entourent sont faits d'écriture. La Chaire de recherche du Canada sur les Écritures numériques a pour objectif de proposer une nouvelle lecture et une nouvelle compréhension de cette écriture qui fait désormais notre monde. Sur ce site vous trouverez l'ensemble des projets menés par Marcello Vitali-Rosati et son équipe, les publications des membres de la Chaire et la description de tous les concepts théoriques mobilisés pour nos recherches.

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Publications

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Joëlle Le Marec et Nicolas Sauret, « Archivage de répétitions et médiations du spectacle vivant. Le cas du projet spectacle en ligne(s) », Les Cahiers du numérique, vol. 12 / 3, septembre 2016, p. 139‑164.

Cet article revient sur les résultats du programme Spectacle en ligne(s) à partir desquels une réflexion est menée sur le changement de nature de l’archive nativement numérique et de son statut culturel. La constitution d’une archive vidéo annotée des répétitions de deux spectacles vivants nous a permis d’explorer les médiations de l’archive dans le contexte culturel. Notre réflexion sur la médiation se positionne ainsi à la croisée de l’innovation institutionnelle en la matière, et des problématiques scientifiques liées à l’archive numérique. À travers les expérimentations d’éditorialisation de l’archive, menées lors du projet, l’article introduit l’idée que l’archive nativement numérique n’accède au statut d’objet culturel qu’au travers de ses usages, lors de la génération des formes intermédiaires propre à l’éditorialisation de l’archive.

26e Salon de la revue

Thomas Carrier-Lafleur, « Regards de la modernité. Simulacre et négativité dans Les Carnets de Malte Laurids Brigge et On tourne », @nalyses, vol. 11 / 3, septembre 2016, p. 163‑182.

Cette étude entend proposer une lecture comparative de deux romans européens, chronologiquement et thématiquement voisins, que l’on associe au mouvement général du modernisme littéraire : Les Carnets de Malte Laurids Brigge (1910) de Rainer Maria Rilke et On tourne (1915) de Luigi Pirandello. Il s’agira essentiellement de montrer en quoi ces textes donnent à voir le monde moderne à travers une série d’images marginales, qui s’agencent et se modulent alors que les personnages du récit progressent vers leur inévitable fin. Plus particulièrement, en portant notre attention sur les représentations de la vie parisienne chez Rilke et du fonctionnement d’un grand studio de cinéma chez Pirandello, nous verrons comment ces romans tentent d’instaurer une critique interne du progrès et de ses avatars.

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