Imaginary-reality

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Thinking beyond the representational paradigm, the separation between real and imaginary is traditionally based on the possibility of clearly distinguishing between the space of dialogue and the space outside of dialogue. The imaginary differs from the real because it is located inside the space of dialogue. Today, the digital sphere blurs these boundaries between imaginary and real, or, furthermore, it produces an overlap between the two terms to such an extent that their differences become nearly irrelevant.

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Enrico Agostini Agostini Marchese, « Vous êtes ici. Prolégomènes pour une littérature géolocalisée », Hybrid. Revue des arts et médiations humaines, décembre 2018.

Si l’avènement et la diffusion massive du téléphone intelligent et des autres dispositifs mobiles ont déjà fait l’objet de plusieurs études, notamment dans les domaines des sciences cognitives et de la sociologie, les analyses littéraires à cet égard demeurent rares, surtout dans le monde francophone. Cependant, les écrivains ont de plus en plus recours aux potentialités offertes par ce type de support afin d’explorer de nouvelles possibilités littéraires. En analysant quelques-uns de ces exemples, nous allons nous demander de quelle manière les dispositifs mobiles changent notre rapport à la littérature : comment la mobilité et la portabilité intrinsèques à ces dispositifs, la géolocalisation dont ils sont dotés et les nouvelles interfaces conçues pour eux influencent-elles nos pratiques de lecture et d’écriture ?

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Éric Méchoulan et Marcello Vitali-Rosati, L’espace numérique, Les atelier de Sens public, 2018.

Comment penser l’espace numérique et rendre compte de son caractère à la fois structuré, mouvant et collectif ? Comment trouver un dispositif qui permet un dialogue ouvert, parvenant à saisir le sens des infrastructures numériques, sans les cristalliser en une essentialisation appauvrissante ? L'échange de courriels a semblé aux auteurs le moyen le plus approprié de faire de la théorie et de mettre en place un geste de pensée qui s’accorde avec la culture numérique, permettant d’envisager cette dernière avec un regard critique. Pendant un an et demi (de septembre 2015 à mars 2017), Éric Méchoulan et Marcello Vitali-Rosati ont donc échangé questions et réponses, afin d’essayer d’identifier les caractéristiques du numérique — espaces, temps et enjeux politiques — en continuité avec la tradition du dialogue philosophique.

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Thomas Carrier-Lafleur, André Gaudreault, Servanne Monjour[et al.], « L’invention littéraire des médias », Sens Public, avril 2018.

Les médias existeraient-ils sans la littérature ? Pourrait-on parler de « télévision », de « photographie », de « cinéma » ou du « numérique » sans que ces dispositifs aient aussi été construits, institutionnalisés et même parfois déconstruits dans l’imaginaire collectif par la littérature et son discours ? À l’heure où le numérique semble encore s’inventer, le présent dossier vise à souligner le rôle du fait littéraire dans la construction de nos médias. En même temps, l’hybridation médiatique de notre contemporanéité numérique rend nécessaire une réflexion sur la capacité des médias à se réinventer réciproquement, renouvelant chaque fois l’ordre du discours et la fonction de la littérature. En raison de sa capacité à témoigner de l’hétérogénéité de notre univers médiatique, la littérature offre un terrain privilégié – où tout reste encore à faire – pour mener une telle recherche.

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Marcello Vitali-Rosati et Peppe Cavallari, « Mouvement et cristallisations : l’actuel entre mythologie, cinéma et théorie du web », Cahiers Sens public, 2018, p. 33‑54.

Le rapport entre actuel et virtuel a été très problématisé dans l’ensemble de l’histoire de la pensée occidentale. À partir de la critique nietzschéenne de l’essentialisme, l’idée aristotélicienne de la primauté ontologique de l’acte (entelecheia) sur la puissance (dunamis) a été profondément mise en question : il n’y aurait pas d’essence, il n’y aurait que des actions. Ainsi, le mouvement, les dynamiques, le processus, auraient une priorité sur leur actualisation en essences qui ne serait qu’un contrecoup de la puissance. Cette structure de priorité de la dynamique sur l’actualité semble s’adapter particulièrement aux environnements numériques, toujours en mouvement. Pourtant, l’économie des notifications toujours plus nombreuses, ainsi que la permanence et l’enregistrement par défaut de tous nos actes, se révèle indispensable aux fins de la production du mouvement – qui serait en réalité fondé sur l’immobilité. Dans cet article, nous allons revenir sur le rapport entre actuel et virtuel pour souligner l’importance du concept d’actuel.

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Marcello Vitali-Rosati, « Mais où est passé le réel ? Profils, représentations et métaontologie », MuseMedusa, 2018.

Mais où est passé le réel ? C’est une question apparemment éternelle qui, dans un contexte contemporain marqué par les médiations numériques (réseaux sociaux, dispositifs de réalité virtuelle, réalité augmentée, etc.), retrouve aujourd’hui un sens et une valeur singuliers. Le mythe de Dibutade, en tant que mythe d’origine d’une forme particulière de représentation, celle du profil, me semble particulièrement adapté pour poser la question du réel aujourd’hui à partir notamment des expériences d’« écriture profilaire » que l’on voit se multiplier sur le web. Sera proposée dans cet article une interprétation de l’écriture de profil avec une approche philosophique que l’auteur appelle « métaontologie ». L’ambition de la métaontologie est de repenser le statut du réel après la déconstruction de ce concept qui a été opérée à la fin du XXe siècle dans ce mouvement de pensée, hétérogène et multiple, auquel on fait référence sous l’étiquette – par ailleurs très problématique – de « post-structuralisme ».

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Enrico Agostini Marchese, « La littérature à la dérive numérique. De lignes, d’écriture et d’espaces », Sens Public, décembre 2017.

L’opposition millénaire entre réel et imaginaire, inaugurée par Platon, est-elle encore valable à l’époque du numérique ? Nous entendons questionner le positionnement platonicien en nous appuyant paradoxalement sur l’art le moins réel d’après Platon lui-même : la littérature. Nous montrerons, à travers un bref parcours historique de la filiation qui de la flânerie baudelairienne en passant par la pratique situationniste de la dérive, mène jusqu’à la littérature numérique contemporaine portant sur l’espace, comment cette typologie de littérature, avec ses stratégies d’écriture, ses poétiques et ses pratiques, peut déjouer cette opposition gravée dans notre pensée.

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Nicolas Sauret, « Epistémologie du modèle. Des Humanités syntaxiques ? », Sens Public, décembre 2017.

Les Humanités n’ont eu de cesse de produire des modèles pour penser et interpréter le monde. Malgré cette constante, l’informatisation de leurs pratiques, de leurs méthodologies, voire de leurs concepts introduit une nouvelle forme de modélisation qui ne peut se passer d’une analyse épistémologique. L’introduction du calcul formel sur des objets d’étude échappant apparemment à toute formalisation impose en effet de questionner la pertinence des approches quantitatives telles qu’adoptéées par les Humanités numériques. Ce texte est une exploration du modèle et de son rôle de médiation entre le monde et le chercheur. Le modèle est alors prétexte à réitèrer la dichotomie du calculable et du non calculable, du syntaxique et du sémantique, et finalement du statut ontologique de la connaissance.

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Servanne Monjour, Matteo Treleani et Marcello Vitali-Rosati, « Ontologie du numérique. Entre mimésis et réalité », Sens Public, décembre 2017.

Ce dossier se conçoit comme un champ d’exploration des problématiques ontologiques du numérique, dans une perspective résolument interdisciplinaire, accueillant tout autant la philosophie, l’esthétique, les études littéraires, la sémiologie, la sociologie ou les sciences de l’information et de la communication. Des arts numériques à la littérature hypermédiatique, en passant par les webdocumentaires et les jeux vidéo, de nombreux domaines permettent en effet d’étudier ces dichotomies apparemment périlleuses entre représentation et réalité, réel et imaginaire, fiction et documentaire…

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