Digital identities and profiles

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Crédit photo : Man Ray
Crédit photo : Man Ray

The development of the participatory web, or web 2.0, has, in the last few years, brought about a multiplication of what we call user profiles. Indeed, every platform asks the user to create a “profile,” from social networks to online retail platforms such as meetup sites and online games. The writer, as well as the researcher, create their own authorial face while simultaneously developing original self-narratives. We would then say that, henceforth, authors “editorialize” themselves. They use digital tools and their associated features in order to produce as an author. Given that it is constructed online, the authorial identity is therefore dynamic (never definitively complete), heterodetermined (namely by the readers) and preformative. Furthermore, these distortions of the forms and functions of the user profile may be considered literary practices that, through their playful creativity, subvert common usage of the online profile and its social implications.

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Publications

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Éric Méchoulan et Marcello Vitali-Rosati, L’espace numérique, Les atelier de Sens public, 2018.

Comment penser l’espace numérique et rendre compte de son caractère à la fois structuré, mouvant et collectif ? Comment trouver un dispositif qui permet un dialogue ouvert, parvenant à saisir le sens des infrastructures numériques, sans les cristalliser en une essentialisation appauvrissante ? L'échange de courriels a semblé aux auteurs le moyen le plus approprié de faire de la théorie et de mettre en place un geste de pensée qui s’accorde avec la culture numérique, permettant d’envisager cette dernière avec un regard critique. Pendant un an et demi (de septembre 2015 à mars 2017), Éric Méchoulan et Marcello Vitali-Rosati ont donc échangé questions et réponses, afin d’essayer d’identifier les caractéristiques du numérique — espaces, temps et enjeux politiques — en continuité avec la tradition du dialogue philosophique.

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Marcello Vitali-Rosati, « Mais où est passé le réel ? Profils, représentations et métaontologie », MuseMedusa, 2018.

Mais où est passé le réel ? C’est une question apparemment éternelle qui, dans un contexte contemporain marqué par les médiations numériques (réseaux sociaux, dispositifs de réalité virtuelle, réalité augmentée, etc.), retrouve aujourd’hui un sens et une valeur singuliers. Le mythe de Dibutade, en tant que mythe d’origine d’une forme particulière de représentation, celle du profil, me semble particulièrement adapté pour poser la question du réel aujourd’hui à partir notamment des expériences d’« écriture profilaire » que l’on voit se multiplier sur le web. Sera proposée dans cet article une interprétation de l’écriture de profil avec une approche philosophique que l’auteur appelle « métaontologie ». L’ambition de la métaontologie est de repenser le statut du réel après la déconstruction de ce concept qui a été opérée à la fin du XXe siècle dans ce mouvement de pensée, hétérogène et multiple, auquel on fait référence sous l’étiquette – par ailleurs très problématique – de « post-structuralisme ».

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Servanne Monjour, « L’écrivain de profil(s)... Facebook. Réflexion autour d'une photographie de profil de Victoria Welby », in David Martens. , Jean-Pierre Montier. , Anne Reverseau. L’écrivain vu par la photographie. Formes, usages, enjeux, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017, p. 219‑228.

Opérant la distinction entre l’auteur littéraire et la fonction auteur à laquelle peut désormais prétendre n’importe quel usager de l’outil numérique, Étienne Candel et Gustavo Gomez-Mejia suggèrent qu’« au-delà de la compétence technique de l’auteur, la valeur littéraire relèverait en particulier des connotations attribuées au prestige d’une technologie ou d’une marque à laquelle il associe son nom. Dans ce cadre, l’œuvre littéraire apparaîtrait comme indissociable de la strate des discours tenus à son sujet comme production technique[ref.] ». En d’autres termes, afin d’affirmer la littérarité de son travail d’écriture numérique, l’auteur aurait tout intérêt à s’associer explicitement à la célèbre marque à la pomme plutôt qu’à une autre enseigne de moindre prestige. Car « ce n’est pas tant “lire” qui compte que “lire sur iPhone”, ni tant “écrire” que “écrire sous Java”2 ». Devant un tel constat, sans doute aussi regrettable que problématique (comment évaluer, notamment, ce critère de notoriété? Quelle en serait la pérennité?), notre attention sera immédiatement attirée par une annonce originale...

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Marcello Vitali-Rosati, « Éditorialisation », in Gilles Rouet, (éd.). 100 notions. Management et numérique, éd. Gilles Rouet, Paris, Les éditions de l’immatériel, 2017, (« 100 notions »), p. 102‑104.

L'éditorialisation désigne l'ensemble des dynamiques qui produisent et structurent l'espace numérique. Ces dynamiques sont les interactions des actions individuelles et collectives avec un environnement numérique particulier.

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Second session of the seminar Écritures Numériques et Éditorialisation - Hervé Le Crosnier and Guylaine Beaudry

Editorialization, between taking and losing control

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