Légitimation des contenus

Éditer le chapeau

Il y a encore vingt ans, la fonction auctoriale était singulièrement attachée au dispositif éditorial et à l’objet livre, sur la couverture duquel trône traditionnellement le nom de l’auteur. En proposant à l’écrivain de nouveaux outils d’écriture et de publication, les nouvelles technologies ont définitivement affecté les modes de production et de présentation historiques de l’auteur. Désormais, l’accès au contenu littéraire ou scientifique dépend d’abord de l’ensemble des dispositifs d’éditorialisation – en d’autres termes, de tout ce qui entoure ce contenu : les plateformes avec leur ergonomie et leur graphisme, les liens, les métadonnées qui permettent le référencement et l’indexation, etc. Cet axe s'intéresse à la question des mutations de la fonction auctoriale – en d'autres termes, au problème de la légitimation des contenus dans les dispositifs éditoriaux numériques.

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Revue Sens public

La revue Sens public a été fondée en 2003 par Gérard Wormser en France et s’est installée depuis 2012 à l’Université de Montréal sous la direction éditoriale de son rédacteur en chef, Marcello Vitali-Rosati.

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Marcello Vitali-Rosati, Servanne Monjour, Joana Casenave[et al.], « Editorializing the Greek Anthology: The palatin manuscript as a collective imaginary », Digital Humanities Quarterly, vol. 014 / 1, 2020.

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Marcello Vitali-Rosati et Jean-Marc Larrue, Media do not exist, Amsterdam, Institute of Network Cultures, 2019, 107 p., (« Theory on Demand »).

Media Do Not Exist: Performativity and Mediating Conjunctures by Jean-Marc Larrue and Marcello Vitali-Rosati offers a radically new approach to the phenomenon of mediation, proposing a new understanding that challenges the very notion of medium. It begins with a historical overview of recent developments in Western thought on mediation, especially since the mid 80s and the emergence of the disciplines of media archaeology and intermediality. While these developments are inseparable from the advent of digital technology, they have a long history. The authors trace the roots of this thought back to the dawn of philosophy. Humans interact with their environment – which includes other humans – not through media, but rather through a series of continually evolving mediations, which Larrue and Vitali-Rosati call ‘mediating conjunctures’. This observation leads them to the paradoxical argument that ‘media do not exist’. Existing theories of mediation processes remain largely influenced by a traditional understanding of media as relatively stable entities. Media Do Not Exist demonstrates the limits of this conception. The dynamics relating to mediation are the product not of a single medium, but rather of a series of mediating conjunctures. They are created by ceaselessly shifting events and interactions, blending the human and the non-human, energy, and matter.

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