Production des contenus

Éditer le chapeau

Si l’édition numérique est devenue un atout majeur pour la production des textes, elle lance cependant de nouveaux défis techniques à la littérature comme à la recherche, alors même que l’ensemble du processus d'écriture et de création est entièrement remodelé. Des changements significatifs sont à l'oeuvre dans les dispositifs éditoriaux contemporains, et les nouvelles technologies entraînent des mutations culturelles majeures. Le livre a en effet été, pendant plusieurs siècles, le principal support de diffusion des contenus littéraires et savants. Or le numérique se présente comme un nouvel environnement-support qui reconfigure la façon dont ces contenus sont produits, sont mis en forme et circulent. Cet axe de recherche analyse ces mutations à l'oeuvre tout en proposant des outils de production des contenus littéraires et savants.

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Le répertoire des écrivain.e.s numériques

Qu’est-ce qu’une œuvre littéraire dans l’environnement numérique ? Intéressé.e.s par des formes littéraires numériques qui ne rentrent pas dans la définition établie par l'Electronic Literature Organization (ELO), la CRC sur les écritures numériques adopte une approche fondée sur la volonté de rendre visibles et accessibles des œuvres qui ne sont pas considérées comme traditionnelles.

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Marcello Vitali Rosati et Jean-Marc Larrue, Media do not exist, Amsterdam, Institute of Network Cultures, 2019, 107 p., (« Theory on Demand »).

Media Do Not Exist: Performativity and Mediating Conjunctures by Jean-Marc Larrue and Marcello Vitali-Rosati offers a radically new approach to the phenomenon of mediation, proposing a new understanding that challenges the very notion of medium. It begins with a historical overview of recent developments in Western thought on mediation, especially since the mid 80s and the emergence of the disciplines of media archaeology and intermediality. While these developments are inseparable from the advent of digital technology, they have a long history. The authors trace the roots of this thought back to the dawn of philosophy. Humans interact with their environment – which includes other humans – not through media, but rather through a series of continually evolving mediations, which Larrue and Vitali-Rosati call ‘mediating conjunctures’. This observation leads them to the paradoxical argument that ‘media do not exist’. Existing theories of mediation processes remain largely influenced by a traditional understanding of media as relatively stable entities. Media Do Not Exist demonstrates the limits of this conception. The dynamics relating to mediation are the product not of a single medium, but rather of a series of mediating conjunctures. They are created by ceaselessly shifting events and interactions, blending the human and the non-human, energy, and matter.

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Enrico Agostini Agostini Marchese, « Vous êtes ici. Prolégomènes pour une littérature géolocalisée », Hybrid. Revue des arts et médiations humaines, décembre 2018.

Si l’avènement et la diffusion massive du téléphone intelligent et des autres dispositifs mobiles ont déjà fait l’objet de plusieurs études, notamment dans les domaines des sciences cognitives et de la sociologie, les analyses littéraires à cet égard demeurent rares, surtout dans le monde francophone. Cependant, les écrivains ont de plus en plus recours aux potentialités offertes par ce type de support afin d’explorer de nouvelles possibilités littéraires. En analysant quelques-uns de ces exemples, nous allons nous demander de quelle manière les dispositifs mobiles changent notre rapport à la littérature : comment la mobilité et la portabilité intrinsèques à ces dispositifs, la géolocalisation dont ils sont dotés et les nouvelles interfaces conçues pour eux influencent-elles nos pratiques de lecture et d’écriture ?

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Éric Méchoulan et Marcello Vitali-Rosati, L’espace numérique, Les atelier de Sens public, 2018.

Comment penser l’espace numérique et rendre compte de son caractère à la fois structuré, mouvant et collectif ? Comment trouver un dispositif qui permet un dialogue ouvert, parvenant à saisir le sens des infrastructures numériques, sans les cristalliser en une essentialisation appauvrissante ? L'échange de courriels a semblé aux auteurs le moyen le plus approprié de faire de la théorie et de mettre en place un geste de pensée qui s’accorde avec la culture numérique, permettant d’envisager cette dernière avec un regard critique. Pendant un an et demi (de septembre 2015 à mars 2017), Éric Méchoulan et Marcello Vitali-Rosati ont donc échangé questions et réponses, afin d’essayer d’identifier les caractéristiques du numérique — espaces, temps et enjeux politiques — en continuité avec la tradition du dialogue philosophique.

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