Antoine Fauchié

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Antoine Fauchié est doctorant à l'Université de Montréal et travaille sur la question des processus d'édition, son projet de recherche s'intitule provisoirement "Reconfiguration des processus de publication et évolution des pratiques d’écriture et d’édition dans le champ littéraire".

Antoine Fauchié a accompagné les professionnels du livre de la région Rhône-Alpes autour des questions numériques pendant près de 10 ans, il a enseigné à l'IUT2 de Grenoble et il a développé une activité d'indépendant pour le développement d'éditions numériques.

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Projets

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Antoine Fauchié, « Les technologies d’édition numérique sont-elles des documents comme les autres ? », Balisages, février 2020.

Les technologies d’édition numérique sont à l’origine des documents comme les articles ou les ouvrages, et elles constituent un exemple original d’objet nativement numérique. Dynamiques, modulables, protéiformes, plusieurs exemples récents de technologies tendent à interroger leur statut. Si notre point de départ est la comparaison entre les documents et les technologies d’édition numérique, nous les dissocierons en soulignant la dimension réflexive de ces technologies. Cet article présente trois exemples : Distill, une revue dont les articles sont gérés comme des programmes informatiques ; Quire, une chaîne de publication qui génère des livres multiformes ; Stylo, un éditeur de texte sémantique qui permet l’écriture dans un contexte d’édition scientifique. Notre méthodologie consiste en l’analyse de ces trois systèmes de publication, emblématiques des transformations numériques à l’œuvre, basée sur trois critères (structure, inscription et réflexivité). Ces trois initiatives rassemblent nombre des spécificités propres aux objets nativement numériques qui nous entourent désormais, alors que les technologies d’édition traditionnelles reposent principalement sur une chaîne d’impression.

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Antoine Fauchié et Thomas Parisot, « Repenser les chaînes de publication par l’intégration des pratiques du développement logiciel », Sciences du Design, n° 8, décembre 2018, p. 45‑56.

La rencontre des univers du livre et du développement logiciel est à l’œuvre dans plusieurs expérimentations de chaînes éditoriales, faisant apparaître de nouvelles approches et de nouvelles pratiques de design. Les étapes du processus d’édition sont réévaluées, repensées, re-conçues, notamment par l’avènement d’un environnement profondément numérique. Quelles sont les influences des méthodes et des outils du développement web sur les chaînes de publication des livres ? Nous nous focaliserons ici sur quatre aspects : la modularité des étapes et outils d’édition, l’ouverture des formats, la réduction de la distance entre le contenu et ses usages et l’économie acquise qui concerne principalement l’humain. Cet article constitue un bref panorama des efforts nécessaires pour envisager une évolution des chaînes d’édition, en sollicitant les pensées d’Ivan Illich et de Gilbert Simondon. Nous interrogerons des systèmes innovants inspirés de la méthode Agile, chère au monde du développement logiciel.

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Antoine Fauchié, « Markdown comme condition d’une norme de l’écriture numérique », Réél - Virtuel, 2018.

Inventé par John Gruber au début des années 2000, Markdown est un langage sémantique qui permet d’écrire du HTML — Hyper Text Markup Language — avec un système de balisage bien plus léger. D’abord plébiscité par les développeurs pour rédiger leur documentation, cette syntaxe est désormais de plus en plus employée, notamment dans des applications numériques qui cherchent à se passer d’interfaces WYSIWYG — What You See Is What You Get : ce que l’on voit est ce que l’on obtient, fonctionnement des traitements de texte classiques. Pensé pour distinguer la structure sémantique et la mise en forme d’un document, et être très facilement transformable en HTML, Markdown devient le pivot de l’écriture numérique, rendant les fichiers sources tout autant lisibles par des humains, interopérables pour les machines ou résilients. En plus de Markdown, d’autres langages sémantiques comme Asciidoc semblent s’imposer face aux interfaces WYSIWYG qui n’ont pas résolu le problème de l’interaction homme - texte structuré, et que LaTeX a limité à des usages universitaires. Si le standard du web est le HTML, comment Markdown peut-il être la norme de l’écriture numérique ?

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