Peppe Cavallari

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Peppe Cavallari est docteur en philosophie et en sciences de l'information e de la communication à l'Université de Technologie de Compiègne et en littérature comparée (option études intermédiales) à l'Université de Montréal. Depuis 2012 il est enseignant titulaire du cours en Philosophie et culture numérique à Hétic, tandis que, en tant que chargé de cours, enseigne Culture numérique à SciencesPo, Histoire et prospectives des industries culturelles et des médias numériques à l'UTC, Ingénierie documentaire et rédaction web à l'Université Paris Descartes. Il a enseigné aussi à l'Université Paris Nanterre (Culture numérique), à l'Université Paris13 (Histoire des moyens de communication) et à l'Université de Rouen (Identités collectives). Il est responsable scientifique de Un verre derrière l'écran, le séminaire de culture numérique de l'école Hétic (en partenariat avec la Chaire et le CRIHN).

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Marcello Vitali-Rosati et Peppe Cavallari, « Mouvement et cristallisations : l’actuel entre mythologie, cinéma et théorie du web », Cahiers Sens public, 2018, p. 33‑54.

Le rapport entre actuel et virtuel a été très problématisé dans l’ensemble de l’histoire de la pensée occidentale. À partir de la critique nietzschéenne de l’essentialisme, l’idée aristotélicienne de la primauté ontologique de l’acte (entelecheia) sur la puissance (dunamis) a été profondément mise en question : il n’y aurait pas d’essence, il n’y aurait que des actions. Ainsi, le mouvement, les dynamiques, le processus, auraient une priorité sur leur actualisation en essences qui ne serait qu’un contrecoup de la puissance. Cette structure de priorité de la dynamique sur l’actualité semble s’adapter particulièrement aux environnements numériques, toujours en mouvement. Pourtant, l’économie des notifications toujours plus nombreuses, ainsi que la permanence et l’enregistrement par défaut de tous nos actes, se révèle indispensable aux fins de la production du mouvement – qui serait en réalité fondé sur l’immobilité. Dans cet article, nous allons revenir sur le rapport entre actuel et virtuel pour souligner l’importance du concept d’actuel.

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Peppe Cavallari, « Les gestes dans l’environnement numérique : la ponctuation des affects », Revue française des sciences de l’information et de la communication, août 2017.

À travers le prisme d’une approche anthropologique inspirée de la théorie externaliste, ma réflexion se porte sur la morphologie et le rythme des affects résultant de la communication via les outils numériques. Pour situer correctement nos émotions dans leur milieu, je propose ici un modèle spatial différent de celui de l’interface, de manière à reconnaître les affects numériques comme naissant dans l’environnement social produit par notre gestuelle. Je fais l’hypothèse que, lorsqu’elle s’inscrit dans les plate-formes numériques, cette gestuelle crée un contexte de relations tactiles plus encore que visuelles, dont je décris les effets comme des effets de ponctuation (sous leur aspect dynamique) et d’attention (sous leur aspect temporel).

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