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Thomas Carrier-Lafleur, « Le rôle des déceptions dans À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Autofiction, crise du sujet et montage identitaire », Études littéraires, vol. 42 / 2, 2011, p. 139‑159.

À la recherche du temps perdu raconte l’apprentissage du narrateur proustien, futur homme de lettres. Un parcours ponctué par d’innombrables déceptions pousse le héros vers le nihilisme. Ce sera ainsi jusqu’à la fin du Temps retrouvé. Cet enjeu des déceptions proustiennes sera d’abord étudié à travers le prisme de la formation littéraire du personnage, puis sous le signe de l’autofiction. C’est que les déceptions font tomber le narrateur dans une crise du sujet de laquelle il ne pourra sortir qu’en attribuant une nouvelle fonction de l’oeuvre littéraire, fonction qui sera nommée, quelques décennies plus tard, « autofiction ». Ce que l’on pourrait alors appeler « l’autofiction proustienne » pousse également l’auteur à user d’un autre concept que nous désignons par le terme de « montage identitaire », suivant une expression de Sophie-Jan Arrien et Jean-Pierre Sirois-Trahan, le « montage des identités », et à partir de la récente étude d’Anne Henry, La tentation de Marcel Proust.

Jean-Marc Larrue, « Théâtralité, médialité et sociomédialité : Fondements et enjeux de l’intermédialité théâtrale », Theatre Research in Canada / Recherches Théâtrales Au Canada, vol. 32 / 2, 2011, p. 174‑206.

Née de l’avènement des technologies numériques, l’intermédialité recouvre des phénomènes aussi vieux que les plus vieux médias. Qu’on considère le théâtre comme un média ou qu’on lui reconnaisse des propriétés médiatiques, l’approche intermédiale renouvelle considérablement la compréhension que nous avons de sa nature et de sa conjoncture : ses rapports avec d’autres médias et d’autres pratiques, en particulier ceux et celles nés des technologies électriques puis numériques. La dynamique intermédiale repose autant sur le principe de remédiation tel que l’ont défini Bolter et Grusin que sur celui de reste et résidu—les médias rési-duels d’Acland. Mais un média peut aussi bloquer la logique remédiante quand des agents considèrent que cette remédiation va à l’encontre des intérêts ou de l’identité du média. C’est ce que nous appelons la résistance médiatique dont l’histoire récente du théâtre offre de nombreux exemples. Parmi eux, celui de la très lente pénétration des technologies de reproduction sonore sur les scènes et dans les processus de création. L’article suggère différentes hypothèses qui expliqueraient à la fois les causes, les modalités et les effets de cette résistance au théâtre au cours du Long Siècle (1880 à aujourd’hui), c’est-à-dire depuis la révolution électrique qui a vu, en même temps, naître la lampe à incandescence et le micro. Si la première a envahi toutes les scènes du théâtre occidental en moins de vingt ans, le second a été tenu à l’écart de la représentation pendant trois quarts de siècle.

Servanne Monjour, « L’esthétique loufoque chez Éric Chevillard », @nalyses, vol. 6 / 2, 2011, p. 195‑218.

Les récits d’Éric Chevillard appartiennent sans conteste à la catégorie des « fictions joueuses » décrites par Bruno Blanckeman (2002, p. 61) en ce qu’ils entretiennent un rapport ambigu avec la littérature, souvent détournée au moyen de la parodie, du pastiche ou d’une esthétique loufoque. Cet article propose un petit essai de typologie du loufoque chez Éric Chevillard au travers de trois œuvres, Du Hérisson (2002), Le Vaillant Petit Tailleur (2003) et Oreille rouge (2005), dans lesquelles on identifie cette pratique du détournement générique. Il met ainsi en évidence trois traits majeurs du loufoque : l’incongru, le détournement des topoï et l’écriture sérielle.

Emmanuel Château-Dutier, « Administrer les Arts en Conseil. L’enjeu de la collégialité au Conseil des bâtiments civils (1795-1848) », in Jean-Michel Leniaud, François Monnier, (éds.). La collégialité et les dysfonctionnements dans la décision administrative, éds. Jean-Michel Leniaud et François Monnier, Paris, Ecole pratique des hautes études, 2011.

Guylaine Beaudry, La communication scientifique et le numérique, Paris, Hermès science publications : Lavoisier, 2011, 327 p., (« Collection Traitement de l’information »).

Ancré dans l'histoire de l'édition scientifique, cet ouvrage présente les enjeux de la révolution numérique. Il analyse les mutations sociales, économiques et organisationnelles des champs éditoriaux scientifiques du livre et de la revue. Du livre savant imprimé du XVIe siècle à Google Scholar, l'auteure suit la trace des reconfigurations du système de communication scientifique.

Thomas Carrier-Lafleur, Une philosophie du « temps à l’état pur » : l'autofiction chez Proust et Jutra, Paris/Québec, Librairie philosophique J. Vrin / Presses de l’Université Laval, 2010, 215 p., (« Zêtêsis : esthétiques »).

Cette étude s’inscrit dans la lignée des travaux sur l’autofiction. L’approche méthodologique en est une d’intermédialité littéraire et cinématographique sous l’éclairage conceptuel de la poétique et de la philosophie. Les deux objets d’étude sont le film À tout prendre (1963) du cinéaste Claude Jutra et le roman À la recherche du temps perdu (1913-1927) de Marcel Proust, cité par le cinéaste à un moment clé de son long métrage. Proust convie la philosophie, et plusieurs penseurs ont répondu à l’appel : Henry, Kristeva, Merleau-Ponty, Ricardou, Ricœur, Sartre et bien d’autres, dont Gilles Deleuze – aux travaux duquel ce livre est particulièrement attentif –, dans un premier temps, par son ouvrage Proust et les signes ; dans un deuxième temps, par ses deux écrits sur le cinéma, Cinéma 1 et Cinéma 2, respectivement sous-titrés L’image-mouvement et L’image-temps. L’" image-temps " s’est justement construite à même la matrice proustienne, à partir de l’expression " un peu de temps à l’état pur ", formule qui précède le passage du Temps retrouvé que Jutra incorpore dans À tout prendre. Le nouveau rapport au temps que met en lumière l’image-temps deleuzienne est ainsi redevable à l’esthétique d’À la recherche du temps perdu. C’est aussi grâce à cette filiation proustienne que Jutra a fait d’À tout prendre un film d’image-temps. Le présent essai s’emploie ainsi à démontrer qu’À la recherche du temps perdu est une autofiction, tout comme, par une secrète correspondance, À tout prendre, un film proustien donc, qui, par une remarquable inversion de la temporalité, révèle, philosophiquement, un côté Jutra de Proust et, radicalement, une commune expérience autofictionnelle du pouvoir créateur de l’art, seul capable d’engendrer le je véritable et la richesse surréelle de son monde.

Thomas Carrier-Lafleur, « Proust et l’autofiction : vers un montage des identités », @nalyses, vol. 5 / 2, 2010, p. 1‑25.

À la recherche du temps perdu est l’histoire d’une crise identitaire, celle d’un sujet qui souhaite écrire, mais n’y arrive pas. Au Temps retrouvé, c’est la révélation finale : le narrateur a enfin compris certaines lois, qu’il devra observer et traduire avec son « télescope », c’est-à-dire avec son œuvre d’art entendue comme instrument ou comme machine. Ainsi, le personnage proustien est contraint à créer un dispositif original pour parler de soi, une nouvelle herméneutique du sujet, ce qui fait de la Recherche la première vraie autofiction avant la lettre. L’autofiction proustienne, par son travail sur notre « moi profond », combat la crise identitaire et le nihilisme pour proposer un nouveau montage des identités.

Teresa Dobson, Michael E. Sinatra, Stan Ruecker[et al.], « Citation Rhetoric Examined », Proceedings of the 2010 Digital Humanities Conference, 2010, p. 7‑10.

In his influential monograph «The Rhetoric of Citation Systems», Connors (1999) elaborates on the principle that scholars working with different forms of citation find themselves thinking differently, since the citation format has natural consequences in the way it interacts with the material in the practice of the writer.

Ghislaine Chartron, « Scénarios prospectifs pour l’édition scientifique », Hermès, La Revue, 2010, p. 123‑129.

Cet article s’intéresse au marché de l’édition scientifique et à son évolution dans le cadre de l’Internet et du développement du libre accès. Il s’attache à montrer la diversité de ce marché en fonction des champs scientifiques, notamment par le type d’éditeurs impliqués, les lectorats concernés, les économies associées. Il met en exergue le nécessaire discernement de ces marchés face aux critiques générales de dysfonctionnement soulignées. Il pointe certains effets contrastés du numérique conduisant à certaines reconfigurations paradoxales. Enfin, la vision prospective sur le devenir de ce marché insiste sur la pluralité des modalités de progression vers le libre accès, le poids de la dimension politique et celui des processus d’évaluation de la recherche. La voie d’un partenariat public-privé est privilégiée au regard de certaines valeurs centrales : indépendance, qualité, accessibilité et pérennité des publications scientifiques.

Lev Manovich, Yann Beauvais et Mark Tribe, Le langage des nouveaux médias, trad. Richard Crevier, Dijon, France, les Presses du réel, 2010, 605 p.

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