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We are now living in a digital world where the absolute priority is writing. We derive our identity from writing – personal profiles, data entered into databases, lines of code –, every one of our actions is based in some way upon writing – from clicking to buying a book or planning a trip –, the objects surrounding us are the result of a writing process. The Canada Research Chair on Digital Textualities offers new interpretation and insight on the writing that has become part of our world. This website provides further information about the Chair's projects, member publications, and theoretical concepts used in research.

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International Symposium

Université Jean Monnet, Saint-Etienne, France
Tuesday 3rd et Wednesday 4th october 2017

Thomas Carrier-Lafleur, « La Littérature en marge du cinéma ou la négation cinématographique », in Jean Cléder, Frank Wagner, (éds.). Le cinéma de la littérature, éds. Jean Cléder et Frank Wagner, Lormont, Éditions nouvelles Cécile Defaut, 2017, p. 93‑117.

Servanne Monjour, « L’écrivain de profil(s)... Facebook. Réflexion autour d'une photographie de profil de Victoria Welby », in David Martens. , Jean-Pierre Montier. , Anne Reverseau. L’écrivain vu par la photographie. Formes, usages, enjeux, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2017, p. 219‑228.

Opérant la distinction entre l’auteur littéraire et la fonction auteur à laquelle peut désormais prétendre n’importe quel usager de l’outil numérique, Étienne Candel et Gustavo Gomez-Mejia suggèrent qu’« au-delà de la compétence technique de l’auteur, la valeur littéraire relèverait en particulier des connotations attribuées au prestige d’une technologie ou d’une marque à laquelle il associe son nom. Dans ce cadre, l’œuvre littéraire apparaîtrait comme indissociable de la strate des discours tenus à son sujet comme production technique[ref.] ». En d’autres termes, afin d’affirmer la littérarité de son travail d’écriture numérique, l’auteur aurait tout intérêt à s’associer explicitement à la célèbre marque à la pomme plutôt qu’à une autre enseigne de moindre prestige. Car « ce n’est pas tant “lire” qui compte que “lire sur iPhone”, ni tant “écrire” que “écrire sous Java”2 ». Devant un tel constat, sans doute aussi regrettable que problématique (comment évaluer, notamment, ce critère de notoriété? Quelle en serait la pérennité?), notre attention sera immédiatement attirée par une annonce originale...

« La Littérature en marge du cinéma ou la négation cinématographique », in Jean Cléder, Frank Wagner, Thomas Carrier-Lafleur, (éds.). Le cinéma de la littérature, éds. Jean Cléder, Frank Wagner et Thomas Carrier-Lafleur, Lormont, Éditions nouvelles Cécile Defaut, 2017, p. 93‑117.

Élisabeth Routhier, « Performativité et éthique de la remédiation dans Dora Bruder, de Patrick Modiano », Itinéraires, avril 2017.

La disparition est-elle un événement ? Une fin ? Une figure ? Chez l’écrivain français Patrick Modiano, il semble qu’elle prenne plutôt la forme d’une invitation, d’un point de départ pour une écriture-quête se faufilant dans les mailles de la médiation. Le lien inextricable entre la disparition et la médiation est effectivement à la base de cette analyse de Dora Bruder, roman dont l’ouverture est particulièrement riche pour penser le geste d’écriture d’un point de vue intermédial. Après avoir présenté Dora Bruder comme l’espace d’une écriture-quête performative qui répond à un désir d’immédiateté, j’exposerai certains dispositifs traduisant une éthique de la remédiation. La question de la mémoire, inévitable, traverse à la fois l’écriture de Modiano et la mienne. Une mémoire protéiforme et dynamisée par l’auteur-narrateur.

Marcello Vitali-Rosati et Servanne Monjour, « Littérature et production de l’espace à l’ère numérique. L'éditorialisation de la Transcanadienne. Du spatial turn à Google maps », @nalyses, vol. 12 / 3, août 2017, p. 198‑229.

À l’heure où l’espace que nous habitons est de plus en plus façonné par les outils numériques, pouvons-nous le façonner en l’éditorialisant ? La littérature peut-elle constituer un outil de production de l’espace ? Peut-elle nous permettre de nous réapproprier les lieux et les territoires en apparence dépossédés de toute valeur littéraire par les géants de l'information ? Pour le savoir, l’équipe de la Chaire de recherche du Canada sur les Écritures numériques a mis en place en 2015 un projet de recherche-action le long de l'autoroute transcanadienne. Cette route mythique qui traverse le Canada d’un océan à l’autre a en effet donné lieu à une large série de productions médiatiques : des images, des vidéos, des cartes, des textes d’histoire, des données numériques, mais aussi des récits littéraires. C’est ainsi que des infrastructures comme l’autoroute, les motels, se mêlent au discours et à l’imaginaire pour construire l'espace. Afin d’étudier cet espace hybride, nous avons entrepris de sillonner nous-mêmes l’autoroute transcanadienne dans un voyage qui nous a menés de Montréal à Calgary. Nous avons rendu compte en temps réel de notre road-trip sur différents réseaux sociaux, de manière à comprendre comment la littérature participe à la production de l'espace à l'ère du numérique en proposant différentes stratégies d'éditorialisation.

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