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We are living in a digital world, a world that is produced by writing. We derive our identity from writing – from personal profiles, data entered into databases, lines of code. Every one of our actions is in some way based upon writing, from clicking to buying a book or planning a trip. The objects surrounding us are the results of processes of writing. The Canada Research Chair on Digital Textualities offers new interpretation and insight on the writing that has become part of our world. This website provides further information about the Chair's projects, member publications, and theoretical concepts used in research.

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Tim Fulford Lecture : Picturing the Picturesque Tour; or, Making a Digital Edition of an Early 19th-century MS

5th February
11am, room C-8111
Pavillon Lionel-Groulx, University of Montreal

A glass behind the screen

January, 11 - June, 7.
7 pm, NUMA - Paris
All sessions will be live-broadcasted

Marcello Vitali-Rosati, « The Writer is the Architect. Editorialization and the Production of Digital Space », Sens Public, décembre 2017.

We live primarily in a digital space. The structure of the territory first appears to us by means of the mediation of digital devices, ones predominately owned by large multinational corporations. This situation implies a huge risk – that of remaining passive while private companies organize and develop these spaces for us. How might we avoid this risk ? Is it possible, in the digital age, for us to be central to the production of the spaces in which we live ? How might literature constitute a tool for the production of the spatial imaginary that enables us to reappropriate the places and territories managed by the information industry ? This paper addesses these questions and attempts to show, on the basis of the theory of editorialization, how writing can be a way of producing the space in which we live.

Enrico Agostini Marchese, « La littérature à la dérive numérique. De lignes, d’écriture et d’espaces », Sens Public, décembre 2017.

L’opposition millénaire entre réel et imaginaire, inaugurée par Platon, est-elle encore valable à l’époque du numérique ? Nous entendons questionner le positionnement platonicien en nous appuyant paradoxalement sur l’art le moins réel d’après Platon lui-même : la littérature. Nous montrerons, à travers un bref parcours historique de la filiation qui de la flânerie baudelairienne en passant par la pratique situationniste de la dérive, mène jusqu’à la littérature numérique contemporaine portant sur l’espace, comment cette typologie de littérature, avec ses stratégies d’écriture, ses poétiques et ses pratiques, peut déjouer cette opposition gravée dans notre pensée.

Nicolas Sauret, « Epistémologie du modèle. Des Humanités syntaxiques ? », Sens Public, décembre 2017.

Les Humanités n’ont eu de cesse de produire des modèles pour penser et interpréter le monde. Malgré cette constante, l’informatisation de leurs pratiques, de leurs méthodologies, voire de leurs concepts introduit une nouvelle forme de modélisation qui ne peut se passer d’une analyse épistémologique. L’introduction du calcul formel sur des objets d’étude échappant apparemment à toute formalisation impose en effet de questionner la pertinence des approches quantitatives telles qu’adoptéées par les Humanités numériques. Ce texte est une exploration du modèle et de son rôle de médiation entre le monde et le chercheur. Le modèle est alors prétexte à réitèrer la dichotomie du calculable et du non calculable, du syntaxique et du sémantique, et finalement du statut ontologique de la connaissance.

Servanne Monjour, Matteo Treleani et Marcello Vitali-Rosati, « Ontologie du numérique. Entre mimésis et réalité », Sens Public, décembre 2017.

Ce dossier se conçoit comme un champ d’exploration des problématiques ontologiques du numérique, dans une perspective résolument interdisciplinaire, accueillant tout autant la philosophie, l’esthétique, les études littéraires, la sémiologie, la sociologie ou les sciences de l’information et de la communication. Des arts numériques à la littérature hypermédiatique, en passant par les webdocumentaires et les jeux vidéo, de nombreux domaines permettent en effet d’étudier ces dichotomies apparemment périlleuses entre représentation et réalité, réel et imaginaire, fiction et documentaire…

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